L’écoquartier des Vaites : repères, périmètre et enjeux de mobilité

Le quartier des Vaites, situé au nord-est de Besançon, entre la rue de Vesoul et la forêt de Chailluz, s’étend sur une vaste zone de transition. Ce secteur, historiquement doté d’un habitat relativement dispersé, connaît depuis plus d’une décennie des évolutions marquantes : construction de logements, verdissement des espaces, apparition de nouveaux équipements. Être « écoquartier » en 2024, au-delà du mot, c’est parier sur une ville où la voiture n’est plus l’évidence. Ici, Besançon Métropole a fixé des objectifs clairs : réduction de l’emprise automobile, développement du maillage vélo, et surtout renforcement des alternatives comme le bus. Pourtant, l’ancrage « semi-périurbain » du quartier pose un défi : comment garantir une accessibilité fluide sans saturer les rues ?

Les lignes de bus en service : focus sur les dessertes actuelles

Depuis plusieurs années, le réseau Ginko — service de transport en commun de Grand Besançon Métropole — assure la desserte des Vaites. Ce réseau conjugue des lignes structurantes et des services complémentaires, adaptés aux usages quotidiens des habitants.

Ligne 5 : la colonne vertébrale de la desserte bus aux Vaites

La ligne 5 (Témis – Vaites – Planoise Châteaufarine) est aujourd’hui la véritable épine dorsale qui relie l’écoquartier aux autres quartiers-clés et au centre-ville. Voici l’essentiel :

  • Itinéraire : De Témis à Châteaufarine en passant par Saint-Claude, centre-ville (Gare Viotte), Vaites, Montrapon, Planoise.
  • Fréquence : Entre 8 à 12 minutes aux heures de pointe, environ 15-20 minutes en soirée. La desserte est renforcée aux horaires de pointe, pour s’adapter aux flux domicile-travail et domicile-études.
  • Arrêts dans les Vaites : Les principaux arrêts sont «Vaites» et «Place des Vaites», au cœur du quartier ; s’ajoutent quelques arrêts secondaires (Chailluz, Picardie, Époisses) selon les variantes d’itinéraires, essentiellement sur des axes principaux.
  • Connexion :
    • Vers la gare Viotte (10 à 15 minutes de trajet selon l’heure).
    • Vers la ligne de tramway T1 (arrêt à Gare Viotte ou au centre-ville, voir Ginko).

La ligne 5 constitue la solution la plus directe, que ce soit pour un habitant des rues neuves du quartier ou pour ceux qui s’aventurent du côté du verger urbain ou du parc urbain des Vaites.

Ligne 10 : cap sur Montrapon, La Grette et les pôles universitaires

La ligne 10 (Montrapon – Vaites – Tilleroyes) sillonne elle aussi les abords des Vaites, offrant des alternatives précieuses pour rejoindre des quartiers limitrophes ou l’université. Points notables :

  • Itinéraire : Elle prend naissance à Montrapon, traverse Vaites, dessert la rue Jules Viette avant de remonter sur les Tilleroyes, jusqu’à la Maison de quartier ou le lycée Pasteur.
  • Fréquence : 20 à 25 minutes en journée, réduite le soir et les week-ends.
  • Arrêts intermédiaires : Place des Vaites, Jules Viette, vers les écoles et le centre sportif.

Cette ligne s’adresse surtout aux scolaires, aux jeunes familles, aux étudiants. Elle tisse le lien subtil mais essentiel entre quartiers nord, sud et équipements éducatifs majeurs (collèges, lycées, halle multisports...).

Ligne 6 et lignes complémentaires : la ramification de la desserte locale

La ligne 6 (Grette – Vaites – Torcols) complète ce dispositif : elle connecte directement les Vaites à des zones résidentielles telles que Grette ou Torcols. Les horaires sont moins denses que la ligne 5, mais elle intervient en relais, notamment aux heures creuses.

  • Itinéraire : Grette – Vaites – Torcols.
  • Fréquence : Un passage toutes les 30 minutes environ.
  • Usage typique : Courses, balades ou visites au Parc Micaud depuis les Vaites, accès aux équipements de quartier.

Des lignes de transport à la demande (résaGO, proposé par Ginko), couvrent par ailleurs la périphérie immédiate des Vaites pour répondre à des besoins plus spécifiques, notamment en soirée ou pour les publics à mobilité réduite (infos détaillées Ginko).

Tableau récapitulatif des dessertes de bus aux Vaites (2024)

Ligne Principaux arrêts aux Vaites Itinéraire global Fréquence (jour/semaine) Correspondance majeur
5 Vaites, Place des Vaites Témis – Vaites – Châteaufarine 10-15 min (jour), 20-30 min (soir) Gare Viotte, Tram T1
10 Place des Vaites, Jules Viette Montrapon – Vaites – Tilleroyes 20-25 min (jour), espacé (soir) Écoles, Collège Diderot
6 Vaites Grette – Vaites – Torcols 30 min (jour) Parc Micaud
résaGO Sur réservation Périphérie Vaites et quartiers spécifiques À la demande Arrêts principaux du réseau

Source : Réseau Ginko, Grand Besançon Métropole, fiche horaire 2024 (ginko.voyage).

Fréquentation, attentes et perspectives pour la mobilité bus aux Vaites

Le défi de la desserte aux Vaites se lit à travers les chiffres de fréquentation. Selon Ginko, environ 1200 à 1500 montées par jour sont enregistrées sur ce secteur, avec un pic le matin (heure de bureau et scolaire). La question de la fréquence et de l’adaptation des horaires revient régulièrement dans les réunions de quartier : pour suivre l’essor de la population (plus de 6000 habitants visés à terme), la collectivité affine chaque année les horaires, en lien avec les attentes recueillies.

Un enjeu-clé reste la lisibilité. Les Vaites, « quartier en morceaux », n’a pas (encore) de cœur de centralité très lisible. Certains arrêts, plantés dans le neuf ou sur de vieux cheminements, manquent de visibilité ou de signalétique. L’implantation de panneaux solaires, d’abribus végétalisés, l’accessibilité PMR (Personnes à Mobilité Réduite) : voilà autant de chantiers qui s’additionnent à la réflexion purement « transports ». S’y ajoute le déploiement progressif du ticket SMS ou des outils numériques pour suivre les horaires en temps réel, y compris dans les zones peu denses.

  • Sur les 450 arrêts du réseau Ginko à Besançon, une douzaine se situent dans ou autour direct du quartier des Vaites.
  • Des expérimentations de bus à haut niveau de service (BHNS) ou de trajets nocturnes sont en réflexion, en lien avec la densification du quartier.
  • Objectif affiché de la ville : 25% de part modale des transports collectifs dans l’ensemble de la mobilité d’ici 2030 (source métropole).

Mobilité douce et intermodalité : au-delà du bus, la mosaïque des déplacements

Évoquer le bus, c’est aussi ouvrir à l’intermodalité, cette capacité à relier marche, vélo et transports collectifs pour réinventer le quotidien de quartier. Aux Vaites, les lignes Ginko ont l’avantage d’être connectées à une offre croissante d’aménagements :

  • Pistes cyclables et stationnements vélo sécurisés aux abords des arrêts majeurs.
  • Passages piétons élargis (notamment sur la rue de Vesoul, flux important d’usage inter-quartiers).
  • Projets de stationnement-relais pour les « navetteurs » du nord de l’agglomération.
  • Parcours balisés pour accès rapide aux chemins de la forêt de Chailluz ou aux berges du Doubs à moins de 15 minutes à pied.

Ce tissu multimodal fait écho aux transitions écologiques visées : moins de voitures, plus de liens, et des temps de trajet qui riment avec détente et observation plutôt qu’avec stress ou précipitation.

Quelques astuces pour mieux se déplacer en bus depuis les Vaites

  • Consulter l’état du trafic en temps réel : le site Ginko propose une carte interactive et une appli mobile pour vérifier l’horaire du prochain passage, même en cas de perturbation.
  • Pensez au ticket SMS, idéal pour les trajets occasionnels sans contact physique avec une borne ou un distributeur.
  • Pour les groupes, familles ou balades scolaires, des carnets de tickets à prix réduits sont disponibles. Voir aussi les tarifs spécifiques « solidarité » si éligibilité (tarif solidarité Ginko).
  • Pour les randonneurs ou cyclistes, la montée des vélos est autorisée sur certains créneaux hors heures de pointe, selon l’affluence (consulter Ginko – vélo en bus).

Vivre et explorer autrement le quartier : le bus, levier ou passage obligé ?

L’accessibilité des Vaites par le bus est vivante, évolutive et en prise avec le maillage de toute l’agglomération bisontine. Pour chaque habitant, chaque visiteur – de la promenade du verger au marché ou du rendez-vous dans un jardin partagé – ce maillon du réseau Ginko donne un tempo particulier à la découverte du quartier. L’histoire ne s’arrête pas là : la concertation avec les habitants, l’adaptation des horaires, et l’intégration toujours plus fine avec les mobilités douces nourrissent le projet d’un quartier durable, ni isolé, ni saturé, mais bien relié… et à hauteur d’habitant.

En savoir plus à ce sujet :